{"id":946,"date":"2019-06-15T16:33:00","date_gmt":"2019-06-15T14:33:00","guid":{"rendered":"http:\/\/unviolonavelo.com\/?p=946"},"modified":"2019-09-29T09:16:13","modified_gmt":"2019-09-29T07:16:13","slug":"la-vie-est-belle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/unviolonavelo.com\/?p=946","title":{"rendered":"La vie est belle"},"content":{"rendered":"<p>\u00a1\u00a1\u00a1 ATTENTION !!!!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Cet article n&#8217;est pas tr\u00e8s joyeux. Parce que le voyage n&#8217;est pas toujours idyllique et parfait comme on pourrait le croire, que les gal\u00e8res en font aussi partie. <\/em><br \/>\n<em>Je pourrais vous parler de ma lassitude, voire carr\u00e9ment de l&#8217;agacement que je commence \u00e0 \u00e9prouver vis \u00e0 vis de ma garde robe, si r\u00e9duite et uniquement sportive. La chasse au poids est un combat quotidien \u00e0 v\u00e9lo, j&#8217;en ai d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9. J&#8217;ai beau me d\u00e9tacher de ce qui est mat\u00e9riel et de l&#8217;apparence, \u00eatre habill\u00e9e comme un sac depuis 8 mois, c&#8217;est pas facile tous les jours ! <\/em><br \/>\n<em>\u00c0 v\u00e9lo, on s&#8217;en fout. Mais quand on se fait inviter par un charmant jeune homme \u00e0 prendre un verre, pour aller danser la salsa, ou qu&#8217;on veut tout simplement \u00eatre pr\u00e9sentable, \u00e7a devient une autre histoire. Quand les chaussures sont tellement vieilles et rapi\u00e9ci\u00e9es que l&#8217;on aper\u00e7oit le motif des chaussettes \u00e0 travers les trous qui les d\u00e9chirent, et que le seul pantalon correct en est un de randonn\u00e9e, mod\u00e8le homme pour plus de confort (oui oui, vous avez bien lu !), que les poils sur mes jambes n&#8217;ont jamais \u00e9t\u00e9 aussi longs faute d&#8217;\u00e9pilateur \u00e9lectrique dans mes bagages (le d\u00e9bat rasoir VS cire VS \u00e9pilateur n&#8217;est pas ouvert, merci) &#8230; alors la question se pose : mais o\u00f9 est donc pass\u00e9e ma f\u00e9minit\u00e9 ???! <\/em><br \/>\n<em>Mais ce sera pour une prochaine fois, aujourd&#8217;hui j&#8217;ai d\u00e9cid\u00e9 de vous parler d&#8217;autre chose.<\/em><\/p>\n<p><em>\u00c0 Anne,<\/em><\/p>\n<p>Il y a un mois&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je ne sais par o\u00f9 commencer, mais c&#8217;\u00e9tait il y a un mois. Nous \u00e9tions aux thermes d&#8217;Aguas Tibiales dans la vall\u00e9e de Coconuco pr\u00e8s de Popay\u00e1n en Colombie. Nous avions d\u00e9cid\u00e9 de faire une pause relaxante apr\u00e8s les pluies torrentielles affront\u00e9es la veille \u00e0 v\u00e9lo. Et puis\u00a0le froid, terriblement p\u00e9n\u00e9trant, comme un pr\u00e9sage du rude hiver que mon c\u0153ur allait devoir endurer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette vall\u00e9e, on en \u00e9tait s\u00e9par\u00e9s par la vitre sale du bus qui nous y conduisait. Malgr\u00e9 cet obstacle, on pouvait en appr\u00e9cier la beaut\u00e9, les valons de verdure se d\u00e9tachant sur un ciel cotonneux. Et plus haut, les sommets encerclaient la vall\u00e9e comme un cirque de\u00a0nature o\u00f9 qui\u00e9tude et magnificence se c\u00f4toient harmonieusement.<br \/>\nLes bains \u00e9taient chauds, d&#8217;une relaxation doucereuse, et c&#8217;\u00e9tait bon de se laisser aller \u00e0 l&#8217;extase du corps meurtri apr\u00e8s l&#8217;effort.<br \/>\nJe crois n\u00e9anmoins, que c&#8217;est pr\u00e9cis\u00e9ment l\u00e0-bas qu&#8217;il est entr\u00e9, le parasite, et qu&#8217;il a commenc\u00e9 sournoisement \u00e0 faire son travail dans mon corps, me rendant malade chaque semaine suivante, par intermittence. Mais je ne le savais pas encore. Et pourtant&#8230;\u00a0Les signes avant-coureurs auraient du m&#8217;alerter.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De retour \u00e0 Popay\u00e1n, la souffrance ne faisait que commencer. Le long chemin \u00e0 parcourir dans l&#8217;ombre, embourb\u00e9e dans le mar\u00e9cage dense de mes tourments, rendant chaque pas plus difficile que le pr\u00e9c\u00e9dent, \u00e9tait alors entam\u00e9. Tout au fond, la lumi\u00e8re \u00e0 la sortie\u00a0du tunnel me semblait bien lointaine.<br \/>\n&#8220;J&#8217;aurais aim\u00e9 faire ce petit bout de chemin avec toi, peut-\u00eatre plus tard mais l\u00e0 maintenant je ne peux pas.&#8221;&#8230; Tout \u00e9tait dit. Et des tr\u00e9fonds de mon \u00e2me, une douleur sourde s&#8217;\u00e9levait, lancinante, implacable et intol\u00e9rable.<br \/>\nLe c\u0153ur de l&#8217;Homme peut-il \u00eatre fragile au point qu&#8217;\u00e0 une simple phrase, il se brise ? L&#8217;amour, si joyeux et enivrant soit-il, si puissant, peut-il se faner aussi rapidement qu&#8217;il s&#8217;est enflamm\u00e9 ? La solitude alors, que j&#8217;avais souvent ch\u00e9rie et d\u00e9sir\u00e9e, devint\u00a0le fardeau le plus lourd \u00e0 porter sous le poids du sentiment d&#8217;abandon que j&#8217;\u00e9prouvais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Malgr\u00e9 les paysages splendides et les rencontres si fortes qu&#8217;elles en deviennent \u00e9mouvantes, bien que mon compagnon de route soit d&#8217;un soutien pr\u00e9cieux, je me sentais seule, pendant les longues heures de p\u00e9dalage \u00e9reintant dans la montagne, \u00e0 l&#8217;autre bout du monde. Fragile, avec dans le ventre, la pr\u00e9sence visc\u00e9rale d&#8217;un parasite rongeant mon corps de l&#8217;int\u00e9rieur&#8230; il y a de quoi r\u00eaver.<br \/>\nPour certains, je m\u00e8ne une &#8220;vie de r\u00eave&#8221;, je nage m\u00eame dans le bonheur. A vrai dire, je n&#8217;ai jamais vraiment compris cette expression, comme si le bonheur, au lieu de provenir du plus profond de notre \u00eatre, \u00e9tait apparent\u00e9 \u00e0 un oc\u00e9an ext\u00e9rieur, ind\u00e9pendant\u00a0de notre volont\u00e9. Quel mensonge, quelle supercherie !<br \/>\nAinsi, je me dois d&#8217;\u00eatre heureuse, comme un ordre imp\u00e9rieux impos\u00e9 \u00e0 qui ose choisir de prendre les r\u00eanes de sa vie. Parce que le voyage, dans l&#8217;id\u00e9al et les projections des r\u00eaves du commun des mortels, est associ\u00e9 au paradis, aux vacances bienheureuses.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans ma d\u00e9tresse, j&#8217;avais alors l&#8217;envie furieuse de hurler et d&#8217;envoyer bouler la Terre enti\u00e8re. Je vis des choses incroyables certes, je suis moi-m\u00eame incroyable para\u00eet-il, j&#8217;essaie en ce moment de m&#8217;en convaincre, mais je reste humaine, avec mes r\u00eaves et mes peurs, avec mes joies\u00a0et mes peines. Ai-je droit au doute, \u00e0 la tristesse, \u00e0 la col\u00e8re ?<br \/>\nQui n&#8217;a jamais travers\u00e9 un oc\u00e9an de brume, o\u00f9 cerveau et c\u0153ur, en parfaite contradiction, d\u00e9r\u00e8glent compl\u00e8tement le GPS de sa vie alors m\u00eame qu&#8217;elle semble idyllique \u00e0 des yeux \u00e9trangers ? Qui ne s&#8217;est jamais d\u00e9battu, parfois avec acharnement pour, si ce n&#8217;est\u00a0gu\u00e9rir, du moins essayer co\u00fbte que co\u00fbte, de panser ses blessures alors qu&#8217;en apparence, tout va bien ?<br \/>\nPourquoi l&#8217;Homme s&#8217;ent\u00eate-t&#8217;il \u00e0 cultiver la culpabilit\u00e9 de la double injonction du bonheur, impossible mais obligatoire, inconvenant mais toutefois d\u00fb, au regard des plus malheureux que soi ? Comment peut-on s&#8217;\u00e9panouir dans une telle contradiction contraignant\u00a0la pens\u00e9e, cisaillant tout son \u00eatre dans ce qu&#8217;il a de plus profond, de plus sacr\u00e9 ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Chacun est le personnage principal de sa propre vie. On a beau le d\u00e9mentir, les autres, ceux qui nous entourent, ne sont que secondaires. Et tous, nous sommes occup\u00e9s \u00e0 r\u00e9gler les moindres d\u00e9tails de notre vie, \u00e0 l&#8217;agencer de sorte que chaque journ\u00e9e se passe au mieux.\u00a0Cela implique parfois de se fermer herm\u00e9tiquement aux \u00e9motions de l&#8217;autre, pour s&#8217;en prot\u00e9ger, et faire des pirouettes, pour s&#8217;en \u00e9loigner.<br \/>\nIl y a ceux qui sont pris dans la spirale infernale, bien trop occup\u00e9s \u00e0 &#8220;faire&#8221; plut\u00f4t qu&#8217;\u00e0 &#8220;\u00eatre&#8221; et tourner leur propre regard vers eux-m\u00eames pour y chercher ce bonheur si bien cach\u00e9. Et puis, il y en a qui n&#8217;en ont pas besoin, \u00e0 qui cette vie convient. Il y en a d&#8217;autres, qui se questionnent et passent la-leur entre cours de m\u00e9ditation, de yoga et th\u00e9rapies diverses et vari\u00e9es, bien d\u00e9termin\u00e9s consciemment ou non \u00e0 avancer sur le chemin de leur d\u00e9veloppement personnel, et \u00e0 soigner leurs blessures. Il y a ceux qui s&#8217;en foutent, et vivent dans le moment pr\u00e9sent sans penser aux cons\u00e9quences pass\u00e9es ou futures de leurs actes. Et tant d&#8217;autres encore&#8230; La diversit\u00e9 humaine est immense, si belle et riche d&#8217;enseignements.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais au fond, je crois que les besoins les plus fondamentaux sont les m\u00eames pour tout le monde. Besoin d&#8217;amour, besoin de s\u00e9curit\u00e9 affective ou physique, besoin de reconnaissance et que sais-je encore&#8230;<br \/>\nEt moi dans tout \u00e7a, o\u00f9 en suis-je donc ? Quelle page de ma vie suis-je en train d&#8217;\u00e9crire ? Seule au bout du monde, j&#8217;analyse, je r\u00e9fl\u00e9chis. Peut-\u00eatre trop m\u00eame. Les pens\u00e9es m&#8217;envahissent, les mots se bousculent. Tous autant qu&#8217;ils sont, si sombres parfois, puis\u00e9s profond\u00e9ment dans les remous de mon \u00e2me, ils me servent de catharsis. L&#8217;\u00e9criture, comme exutoire \u00e0 la souffrance.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jusqu&#8217;\u00e0 ce d\u00e9clic.<br \/>\nLa vie ne tient qu&#8217;\u00e0 un fil, tellement t\u00e9nu, si fragile. Un cheveu si fin qu&#8217;il suffit au funambule marchant dessus, d&#8217;un battement d&#8217;ailes de papillons pour basculer dans l&#8217;immensit\u00e9 du vide qui l&#8217;entoure. Que se passe-t-il dans sa t\u00eate alors, quelles sont les pens\u00e9es qui le traversent le temps de ces quelques secondes fatales ?<br \/>\nAnne, pendant sa chute dans ce ravin, savait-elle lors de cette fraction d&#8217;\u00e9clair qu&#8217;elle allait mourir ?<\/p>\n<p>\u00c0 mon c\u0153ur, bless\u00e9 mais r\u00e9sistant<br \/>\nAux larmes vers\u00e9es abondamment<br \/>\n\u00c0 mon corps, \u00e9branl\u00e9 si violemment<br \/>\nEt \u00e0 mon \u00e2me, pr\u00e9serv\u00e9e cependant<\/p>\n<p>\u00c0 la col\u00e8re, \u00e9prouv\u00e9e froidement<br \/>\n\u00c0 la tristesse du pass\u00e9 peu \u00e0 peu s&#8217;estompant<br \/>\n\u00c0 la paix, accessible difficilement<br \/>\nMais \u00e0 l&#8217;espoir, jamais abandonn\u00e9 pour autant<\/p>\n<p>Aux r\u00eaves, risqu\u00e9s et enivrants<br \/>\n\u00c0 la joie, retrouv\u00e9e r\u00e9cemment<br \/>\n\u00c0 l&#8217;amour, passionn\u00e9 et rayonnant<br \/>\nEt \u00e0 la vie, \u00e0 savourer intens\u00e9ment<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette vie, je me rends compte \u00e0 quel point elle est pr\u00e9cieuse. Je l&#8217;ai choisie intense et malgr\u00e9 les difficult\u00e9s plac\u00e9es sur ma route, malgr\u00e9 les peines et les doutes, elle est belle.<br \/>\nElle l&#8217;est dans chacun des magnifiques panoramas qui s&#8217;offrent \u00e0 moi au d\u00e9tour du chemin, autant que dans le chant des oiseaux ou la chaleur d&#8217;un rayon de soleil sur ma peau. Elle est belle dans la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 et la bont\u00e9 des personnes rencontr\u00e9es, dans les rires cristallins d&#8217;enfants et dans chacun des regards bienveillants. Dans la rue en passant, j&#8217;aime sourire aux gens, parce qu&#8217;alors leur visage s&#8217;illumine \u00e0 leur tour d&#8217;un sourire rayonnant. Tout para\u00eet plus gai quand le ciel est d&#8217;un bleu \u00e9clatant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De ces quelques semaines ensevelie dans la noirceur de ma m\u00e9lancolie, je me rel\u00e8ve enfin.<br \/>\nL&#8217;hiver froid et rude fait place \u00e0 la douceur de l&#8217;\u00e9t\u00e9 renaissant.<br \/>\nLa joie, l&#8217;amour et la lumi\u00e8re que je souhaite mettre dans ma vie sont d\u00e9sormais \u00e0 port\u00e9e de main.<br \/>\nCette vie, la mienne, la v\u00f4tre, elle est belle&#8230; tout simplement.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/unviolonavelo.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/PSX_20190615_181208-1024x406.jpg\" alt=\"\" class=\"size-large wp-image-975 aligncenter\" width=\"750\" height=\"297\" srcset=\"https:\/\/unviolonavelo.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/PSX_20190615_181208-1024x406.jpg 1024w, https:\/\/unviolonavelo.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/PSX_20190615_181208-300x119.jpg 300w, https:\/\/unviolonavelo.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/PSX_20190615_181208-768x305.jpg 768w, https:\/\/unviolonavelo.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/PSX_20190615_181208-24x10.jpg 24w, https:\/\/unviolonavelo.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/PSX_20190615_181208-36x14.jpg 36w, https:\/\/unviolonavelo.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/PSX_20190615_181208-48x19.jpg 48w, https:\/\/unviolonavelo.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/PSX_20190615_181208.jpg 1581w\" sizes=\"(max-width: 750px) 100vw, 750px\" \/><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a1\u00a1\u00a1 ATTENTION !!!! 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